Stages Jeunesse
Référendum au Brésil

Loi pour le désarmement au Brésil

Loi contre la commercialisation des armes à feu

jeudi 29 septembre 2005

Le 23 octobre prochain les brésiliens seront appelés à un référendum en vue d’accepter ou non le nouvel statut pour le désarmement au Brésil.

La question à laquelle les brésiliens et brésiliennes devront répondre est : Le commerce d’armes à feu et des munitions, doit-il être interdit au Brésil ou non ? Or, environs 121 millions de brésiliens devront passer aux urnes afin de se manifester en suffrage universel sur le sujet de la prohibition de la vente d’armes a feu.

Le but c’est de se doter d’un pouvoir législatif assez efficace pour pouvoir récupérer le contrôle permanent des armes en circulation.

Dans les derniers 25 ans, plus de 600 000 personnes sont mortes par armes à feu. Près de 40 % d’elles avaient entre 15 et 24 ans.

Les églises catholique romaine, épiscopale anglicane, évangéliste, luthérienne, presbytérienne et méthodiste ont fait front commun afin de mobiliser la population en faveur du nouveau statut de désarmement.

  • Les armes à feux sont responsables d’innombrables morts au Brésil.
  • En 2004, sont mortes 36 mil personnes ; c’est-à-dire 1 personnes à toutes les 15 minutes.
  • Le Brésil est le pays où il y a le plus de morts et le plus d’assassinats à cause des armes à feu, dans le monde.
  • Le Brésil compte avec 2,8 % de la population mondiale et est responsable de 7 % des homicides avec des armes à feu dans le monde.
  • Les jeunes sont les principales victimes des armes à feu.
  • Au Brésil, les probabilités qu’un jeune meure par arme à feu sont 2,4 % plus fortes que de mourir par dans accident d’auto.
  • Seulement 10 % des morts à cause des armes à feu sont le résultat d’un vol à main armée.
  • Par jour, environs 4 brésiliens meurent en raison de suicides par armes à feu.
  • Uniquement dans l’État de Sao Paulo 11 000 armes légales sont volées par des criminels.
  • Selon la police de Rio de Janeiro, environ 40 personnes meurent par année en raison des balles perdues.
  • Au Brésil 90% des armes sont illégales .

L’industrie de fabrication d’armes serait sérieusement affectée car une réduction dans la consommation interne implique également une réduction dans la production. De 20 % dans le réduction de fabrication que le gouvernement veut imposer, l’industrie brésilienne d’armements essaie de négocier seulement 15 %.

Les défis à relever sont nombreux :

  • Le problème de la contrebande.
  • La grandeur du pays.
  • La populations des périphéries mal recensées.
  • Les lois étatiques versus les lois fédérales.
  • Les relations commerciales entre le Bresil et autres pays.

Il est important de souligner que 70 % de la production d’armes du Brésil sert à l’exportation ayant notamment les États-Unis comme l’un des principaux clients.

Or, cette année le peuple brésilen est appelé à se manifester face à une question sociale d’envergure. Il s’agit d’une bataille qui, malgré toutes les mobilisations, est loin d’être gagnée. Les intérêts économiques rangent de leur côté des personnages de poids qui risquent de faire pencher la balance vers la faction pour le commerce d’armes.


Accueil du site | Contact | Plan du site | | Statistiques | visites : 773964

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Stagiaires  Suivre la vie du site Cyber Sans Frontières  Suivre la vie du site Carnets de voyage   ?    |    Les sites syndiqués OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 2.0.9 + AHUNTSIC

Creative Commons License